Résumé : Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

Citation : « – Pourquoi ses yeux sont-ils si grands ?
– Les yeux sont les fenêtres de l’âme. »

Les + :
– Christoph Waltz
– les tableaux Big Eyes
– la photographie magnifique

Les – :
– le procès surjoué

Mon avis : 17/20
ENFIN ! Quel soulagement. J’avais de plus en plus peur d’aller voir un film de Tim Burton tellement ses films se dégradaient ses derniers temps mais là j’avoue que j’ai retrouvé le réalisateur que j’adore.
D’abord quel casting ! Amy Adams nous transperce d’émotions et Christoph Waltz (l’un de mes acteurs favoris) est encore une fois exceptionnel. Il peut faire rire comme il peut faire peur, il peut avoir l’air sympathique et innocent comme il peut piquer une colère fulgurante. Duo parfait.
Ensuite la photographie du film est sublime. Certaines séquences sont à couper le souffle et j’ai particulièrement aimé l’ambiance 60’s du film : les costumes, les voitures, les diners… Sans évidemment oublier les tableaux Big Eyes qui sont fabuleux. C’est le genre d’art que j’adore, je crois que c’est pour cela que le film m’a d’autant plus touché. Je ne suis pas une peintre, je ne suis pas une artiste, mais j’écris. Et je compte écrire. Et je ne supporterai pas que l’on me prenne mes écrits.
Enfin, pour moi l’histoire est parfaite. J’ai aimé du début à la fin. Il y a juste la scène du procès que j’ai trouvé surjouée par Christoph Waltz, une scène d’humour ridicule, qui a tout lieu d’être en connaissant la nature du personnage – qui fera tout jusqu’à la fin pour rester dans son propre théâtre -, mais qui dénote avec une certaine continuité dramatique du film.

En bref, un vrai Tim Burton que je recommande aux afficionados et aux autres.

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