Résumé : Dès le prologue, nous sommes prévenus : un drame fatal se prépare pour un couple d’amoureux nés sous la pire des étoiles, et rien, sinon leur mort, n’apaisera la haine inexpiable que se vouent leurs nobles familles. Ballet, opéra, chanson, cinéma : les enfants de Vérone, instantanément envoûtés par leur réciproque beauté, ont fait le tour du monde. Juliette est victime de son innocence et de sa pureté ; Roméo, de sa fougue. Autant que la rivalité de leurs parents, c’est le destin qui entraîne leur séparation, un mauvais sort fait de hasards, d’accidents et de malchances. Par la grâce du génie poétique de Shakespeare, le succès de Roméo et Juliette ne s’est jamais démenti. Dans une harmonie de rêve, ces amants adolescents incarnent toute la tragédie de la jeunesse révoltée au nom de l’amour contre le conformisme et la stupidité du monde adulte.

Citation : « Ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet. Ton nom est mon ennemi. Tu n’es pas un Montague, tu es toi-même. Qu’est-ce qu’un Montague ? Ce n’est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni un visage, ni rien qui fasse partie d’un homme… Oh ! sois quelque autre nom ! Qu’y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s’appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu’il possède… Roméo, renonce à ton nom; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière. » 

Les + :
– monument de la littérature anglaise

Les – :
– les personnages
– la crédibilité de l’histoire

Mon avis : 10/20
Tapez-moi sur les doigts, ce n’est qu’à 21 ans que je me suis enfin décidée à lire Roméo et Juliette. Je l’ai vu en comédie musicale, en film avec Roméo + Juliette de Baz Luhrman mais je n’avais jamais lu la pièce de théâtre de Shakespeare.
Pourquoi cette note ? Parce que si ce n’était pas Shakespeare et que je voulais qu’on me saute dessus, j’aurais mis beaucoup moins.
Premier point : l’histoire n’est pas crédible. Au début Roméo est épris d’une autre femme que Juliette, il en est fou. Puis lors de la soirée chez les Capulet, il voit Juliette, elle le voit et c’est l’amour fou. Le coup de foudre je veux bien mais là ça ne tient pas debout.
Deuxième point : c’est à la fois très cucul et très cru. Le sexe est très présent dans le livre alors qu’il faut repréciser que Juliette n’a que 13 ans !
Troisième point : Juliette pardonne à Roméo sans hésiter une seule seconde lorsqu’il tue son cousin. Son cousin = sa famille. Roméo = un homme qu’elle a croisé une heure. Excessif, non ?
Bon rassurez-vous, je connaissais l’histoire, je ne tombe pas des nues non plus. Mais WTF ? Je pensais que c’était beaucoup mieux amené que ça. Quelle déception.
Par contre, effectivement la langue de Shakespeare est magnifique et plusieurs monologues sont frappants. De plus, j’aime les histoires d’amour, les drames, toute l’équation était là pour me plaire. Peut-être je le vis de cette façon car je n’arrive pas à me glisser dans l’époque de Shakespeare ? Je ne sais pas. Mais cruelle déception pour ce monument de la littérature anglaise.

En bref, une jolie histoire qui aurait mieux fait d’être un roman de 400 pages plutôt qu’une pièce de théâtre de 100.

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