Résumé : Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je ne sais quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aiment. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante. Qui accepterait de laisser partir un être cher s’il pouvait le garder à ses côtés pour toujours ?

Citation : « Ces derniers temps, j’ai l’impression que la Maison rétrécit autour de moi – ou peut-être est-ce moi qui grandis, question de perspective. »
« Face à un deuil, on est toujours seul, il me semble. C’est un gouffre qui se creuse en nous, et personne ne peut en imaginer la profondeur car il faudrait oser s’en approcher, se pencher au-dessus du vide, perdre soi-même une partie de son équilibre. Et tout ça pour quoi ? Pour découvrir l’épaisseur du chagrin qui se cache au fond et réaliser que la petite flamme que l’on a apporté s’y noiera aussitôt. »
« Il n’y a rien de pire que de voir un proche nous être arraché, sans nous laisser la chance de poser le point final à l’histoire que nous écrivions ensemble. »

Les + :
– la plume de Camille Brissot
– l’univers du livre
– la couverture

Les – :
– 100% prévisible, c’est dommage

Mon avis : 16/20
J’ai lu La Maison des Reflets, quelques jours avant sa sortie et j’ai tout simplement adoré. J’ai d’abord été conquise par la couverture qui est magnifique et quand j’ai lu le résumé, je me suis dit que le livre était pour moi. Je l’ai dévoré en quelques jours car j’ai été absorbée par l’univers de l’auteur.
Camille Brissot nous décrit dans ce livre les Maisons de départ et plus particulièrement la Maison de départ Edelweiss dans laquelle évolue Daniel. Une Maison de départ est un endroit où l’on peut revoir nos morts perdus en 4D mais plus vrais que nature. Je trouve l’idée absolument fabuleuse et ce qui me fait un peu peur dans ce roman c’est que je suis sûre qu’on n’est pas loin de la vérité, que c’est un futur proche. En cela, je félicite l’auteur car l’univers de la Maison, les lentilles, le père de Daniel qui travaille sur les reflets, tout est superbement mené…
L’histoire entre Daniel et Violette est évidemment toute mignonne, toute empreinte de cet amour adolescent qui nous fait chaud au coeur. Maintenant, j’ai trouvé vraiment dommage que le livre (sans vous spoiler) soit si prévisible. Si vous l’avez lu, dites moi ce que vous avez pensé de leur histoire.
En revanche, il était très intéressant de voir sa relation avec son père qui lui administre si peu de temps, avec son grand-père et sa mère qui sont eux-mêmes des reflets, avec tout le personnel de la Maison ainsi qu’avec ses amis qui eux aussi sont des reflets. Le rapport au monde extérieur est extrêmement bien amené et on croit vraiment à l’histoire de Daniel, à qui l’on s’attache au fur et à mesure.
Ici, beaucoup des problèmes de l’adolescence sont traités et c’est un personnage principal bouillonnant de questions, qui essaye de comprendre le monde qui nous séduit.

En bref, j’ai passé un super moment avec La Maison des Reflets et je vous recommande chaudement ce roman jeunesse.

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