Résumé : Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu’il faisait très chaud dans l’autobus qui le menait d’Alger à l’asile de vieillards, et il s’est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c’est avec une conscience aiguë du soleil qui l’aveugle et le brûle que l’employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

Citation : « Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Les + :
– un classique
– rapide à lire
– la plume de Camus

Les – :
– la personnalité de Meursault
– l’histoire à dormir debout

Mon avis : 06/20
Je déteste mettre des mauvaises notes à des classiques. J’aimerais toujours apprécier ce qui est considéré comme le meilleur des écrits français (ou étrangers d’ailleurs). Mais là c’était au-dessus de mes forces.
Comme à mon habitude, je lis donc un classique de temps en temps pour maintenir à flot un minimum de culture. La plupart du temps, je me rends compte que les livres que j’ai boudé dans ma jeunesse en valait le coup. Mais alors là… mystère.
Dès le début je n’ai pas accroché, et je dois dire qu’heureusement que le livre est plutôt court car j’aurais eu vraiment du mal à aller au bout sinon. J’ai besoin de pouvoir m’identifier un minimum aux personnages ou du moins pouvoir les comprendre mais cela n’a pas été le cas pour Meursault ! Je peux comprendre les méchants, je peux même admirer certains de leurs côtés mais les sans personnalité on fait comment ? Les indifférents ? Ceux qui ne savent pas prendre de décisions ? Ah non c’était trop pour moi. Meursault m’a complètement décontenancée. Je lisais le roman de Camus et je me disais « mais non il ne va pas faire ça ou dire ça » et chaque fois il fonçait droit dans le mur. Son « histoire d’amour » avec Marie ne rime à rien. Il n’a pas de sentiments, rien ne paraît le toucher. Je ne me suis pas attachée à lui et si lui-même était indifférent de son sort devant la peine de mort, en tant que lectrice je ne pouvais être plus impliquée que lui. Peut-être est-ce cela que Camus voulait nous faire ressentir ? Son personnage est indifférent alors soyons indifférents envers son personnage ?
Et puis l’histoire est totalement incroyable (dans le sens : on ne peut y croire). Cet homme qui va tuer alors qu’il n’a aucune raison de le faire. Enfin je ne sais pas, à croire que comme Meursault lors de son procès, je n’ai pas les mots.
Un point positif tout de même : je ne peux nier que la plume de Camus a quelque chose. Je lirai sûrement La Peste pour me faire un autre avis sur l’auteur…

En bref, un classique qui ne m’a pas du tout enchantée, ni même touchée.

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