Résumé : « Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Citation : « Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. »
« Les infirmières portent des armoires à glace émotionnelles sur leur dos en souriant. Ce sont les grandes déménageuses de l’espoir. A elles la lourde tâche de diffuser quelques bribes de lumière aux quatre coins de l’enfer, là où les anges perdus font du stop à main nue. »

Les + :
– la poésie
– les jeux de mots

Les – :
– un récit douloureux même s’il est emprunt d’humour

Mon avis : 15/20
J’avoue avoir vu ce livre partout mais je ne me suis jamais intéressée à son contenu. Je connaissais Mathias Malzieu pour sa mécanique du coeur mais pas grand chose de plus. A Noël, il est sorti une magnifique édition qui contraste avec celle de base : au lieu de la couverture noire, on retrouve un livre à l’habit blanc pailleté, comme parsemé de flocons de neige. Voilà, il ne m’en fallait pas plus, c’est la beauté du livre qui m’a appelée.
Comme je l’ai dit plus haut, je ne savais pas du tout de quoi parlait ce livre. Et je ne l’aurais probablement pas acheté si j’avais su, mais passons, je suis contente de l’avoir lue car j’ai découvert une plume magnifique.
Mathias Malzieu nous raconte ici son combat contre l’AMI, une maladie qui l’oblige à des transfusions, à se nourrir du sang des autres pour survivre, qui le force donc à devenir un vampire.
J’ai apprécié chaque mot du récit de l’auteur car une poésie magnifique s’en dégage. J’étais bouche bée devant la beauté de l’écriture. On se retrouve à la fois dans un poème, une chanson, un livre… bourré de références et de jeux de mots tous mieux choisis les uns que les autres.
J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la personnification de Dame Oclès. Cette idée est fabuleuse et j’ai aussi beaucoup ri des « nymphirmières » et autres mots valises particulièrement adaptés.
Ce qui m’a frappé dans ce récit c’est la justesse des mots, jamais Mathias Malzieu ne change de ton. Il reste ce vampire en pyjama mais aussi l’écrivain, le musicien, l’amoureux… Parfois, lorsqu’il décrit sa maladie, les mots sont si bien choisis que l’on a envie de rire au lieu de pleurer. Je parle beaucoup d’humour, mais ce livre reste très douloureux et je félicite son auteur d’en avoir tirer autant de positif et notamment à travers ce livre. C’est une leçon de vie.

En bref, un récit plein de doutes et d’espoirs et surtout un récit triomphant.

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