Résumé : Dorian Gray est un jeune homme d’une très grande beauté. Son ami artiste peintre Basil Hallward est obsédé par cette dernière et en tire toute son inspiration. Sa fascination pour le jeune homme le mène à faire son portrait, qui se révèle être la plus belle œuvre qu’il ait jamais peinte, et qu’il ne souhaite pas exposer. Dorian va faire la connaissance de Lord Henry, dit Harry, un ami de Basil. Conscient de la fascination et de la perversion que ce dernier pourrait avoir pour son idéal de beauté, Basil demande à Lord Henry de ne pas tenter de le corrompre. Mais Dorian se laisse séduire par les théories sur la jeunesse et le plaisir de ce nouvel ami qui le révèle à lui-même en le flattant. Va naître dès lors en lui une profonde jalousie à l’égard de son propre portrait peint par Basil Hallward. Il souhaite que le tableau vieillisse à sa place pour que lui, Dorian Gray, garde toujours sa beauté d’adolescent.

Citation : « Les bonnes influences n’existent pas monsieur, toute influence est immorale. »
« De nos jours, les gens savent le prix de tout mais ne connaissent la valeur de rien. »

Les + :
– la plume d’Oscar Wilde
– les réflexions de l’auteur
– l’idée même du récit, son originalité

Les – :
– quelques chapitres en trop…

Mon avis : 14/20
On n’aura jamais assez de temps pour pouvoir lire tous les livres du monde (à mon plus grand désespoir), mais on peut au moins s’attaquer aux classiques qui sont des valeurs sûres. Si nous les aimons, tant mieux, un bon livre de plus dans notre bibliothèque mentale, si nous ne les aimons pas, tant pis, ils viendront toujours enrichir notre culture.
Le mois dernier j’ai donc lu Le Portrait de Dorian Gray, le seul roman d’Oscar Wilde. Je connaissais l’auteur pour les nombreuses phrases célèbres qu’on lui attribue « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles »… mais je ne m’étais jamais plongée dans ses écrits. J’ai donc commencé par le plus célèbre.
Tout d’abord, le livre est une pépite car il regorge de philosophies sur la vie, toutes mieux écrites les unes que les autres, auxquelles on adhère ou pas. Oscar Wilde est présent dans le livre sous la forme de Lord Henry, l’ami de Dorian Gray. Harry se fait donc le professeur de Dorian et énonce tout un tas de théories sur la vie. Des théories loufoques, mais si bien écrites que, comme Dorian, on y adhérerait presque.
Ensuite, j’ai trouvé tout simplement formidable l’idée de l’auteur, l’idée de son livre. Qu’un portrait puisse vieillir à la place d’un homme.
Même si certains chapitres m’ont paru longs, voire en trop, j’ai passé un très bon moment avec Le Portrait de Dorian Gray entre les mains. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment Dorian change. Comment de ce jeune adolescent inoffensif, il devient cet homme répugnant. Et le récit est très bien mené du début à la fin.

En bref, définitivement un classique de la littérature anglaise à lire.

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