Résumé : Intrigué par le testament de son ami Jekyll qui lègue tous ses biens à un certain Mr Hyde, le notaire Utterson cherche à rencontrer le légataire. Troublé par l’inquiétante apparence du personnage, dont il apprend qu’il a foulé aux pieds, dans la rue, le corps d’une fillette, Utterson interroge le Dr Jekyll qui se mure dans le silence. Mais la perplexité du notaire s’accroît lorsqu’il apprend que, pour assassiner un gentleman, Hyde s’est servi de la propre canne du Dr Jekyll. Il décide alors de poursuivre son enquête…

Citation : « L’homme est toujours double. Aujourd’hui encore, c’est tout ce que je peux dire sur ce sujet. D’autres me relaieront, me dépasseront dans l’exploration de ce domaine. Et j’ose presque affirmer que, plus tard, on ira plus loin. On démontrera que l’homme est finalement une synthèse de nombreux individus, tous différents et indépendants les uns des autres. »

Les + :
– lecture rapide
– descriptions très réalistes

Les – :
– dommage qu’il s’agisse d’un conte dont on connaît déjà la fin…

Mon avis : 14/20
Ce livre était dans ma Summer List pour plusieurs raisons : d’abord il me permettait de lire un classique, ensuite cette histoire entre la nouvelle et le roman ne dépasse pas les deux cents pages et se lit donc très vite. Vous l’avez compris : un livre de moins dans ma PAL ! Peut-être qu’à la fin de l’année je l’aurais enfin faite baisser ! (Rêve !)
Bref, ceci étant dit, je me suis plongée dans la lecture de L’étrange histoire du Dr Jekyll et Mr Hyde. J’ai beaucoup apprécié le fait que ce ne soit pas Jekyll qui raconte mais un oeil extérieur, un ami, Utterson, qui se rend compte des choses peu à peu. Il est vrai que cette histoire a été reprise de nombreuses fois, notamment dans des films et chaque fois on voit le Dr Jekyll dans son atelier faire ses expériences, or là, ce n’est pas du tout le cas. J’ai en fait redécouvert l’histoire, et la vraie pour une fois !
D’autre part, la lecture est vraiment très appréciable et lorsque Stevenson décrit les ruelles de Londres ou les personnages, on s’y croirait. On ne sait pas vraiment si l’on se trouve dans la réalité ou dans un monde fantastique. C’est cela qui est captivant dans ce livre.
Enfin, Stevenson s’aventure ici à décrire le double (le diable ?) et fait donc une morale vraiment intéressante sur la personnalité, les personnalités qui sommeillent en nous (d’où la citation que j’ai choisie qui est ma préférée et qui résume bien tout le livre). Le bien, le mal, le blanc, le noir, c’est une chose : c’est Dr Jekyll et Mr Hyde. Mais il termine en disant qu’on a de nombreux individus en nous. Un nuancier de gris, plus ou moins clairs, plus ou moins foncés…
La seule chose que je peux reprocher finalement à ce livre, c’est que l’on en connaît déjà la fin et du coup, ça m’en a fait beaucoup moins l’apprécier. Il y a pourtant plein de livres que je lis en connaissant la fin et que j’arrive tout de même à adorer mais ici ça n’a pas été le cas. Même si j’ai passé un agréable moment.

En bref, un classique à partager pour un bon moment de lecture entre fantastique et réalité !

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