Résumé : L’ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s’est reconverti dans le « model scouting » à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques… jusqu’au jour où il est contacté par L’Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique. Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire. Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des « new faces » aux quatre coins de l’ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver. 

Citation : « Parce que t’es toi. »

Les + :
– l’acteur qui parle à la caméra
– la satyre d’une entreprise comme L’Oréal

Les – :
– le jeu d’acteur
– l’histoire

Mon avis : 10/20
Je suis assez fan de Frédéric Beigbeder, j’ai lu bon nombre de ses livres et 99 Francs est un film que j’adore. Quand j’ai vu : « 99 Francs 2 : L’Idéal », je me suis dit qu’il fallait que je cours voir cette nouvelle réalisation. J’ai été déçue.
Je ne sais pas si Jean Dujardin était particulièrement parfait en Octave Parango ou si Gaspard Proust est particulièrement mauvais dans L’Idéal, mais il n’empêche que le jeu d’acteur n’est pas là. Et ce n’est pas valable seulement pour ce dernier, la plupart des acteurs ne sont pas vraiment dans leurs personnages avec un jeu plutôt grotesque. Je n’ai pas compris si c’était une volonté ou si les acteurs étaient sous autant de drogues que leurs personnages.
Quant à l’histoire, elle commence plutôt bien. On est vite plongé dans le monde d’Octave, l’intrigue en elle-même est plutôt intéressante. C’est mal exploité, ça part dans tous les sens. L’histoire part en vrille de tous les côtés, pour la comédie il faudra repasser. Et la morale de l’histoire ? Laissez-moi rire ! ATTENTION SPOILER : Octave finit père de famille recomposée…
J’ai tout de même apprécié quelques petites choses dans le film comme le fait qu’Octave s’adresse souvent à la caméra. Le spectateur est infiltré dans sa mission, il participe au film. J’aime beaucoup cet aspect là, déjà présent dans 99 Francs.
Enfin, la satyre du monde de la beauté m’a fait beaucoup rire. L’Idéal très proche de L’Oréal à l’oreille avec son slogan « Parce que t’es toi » m’a vraiment interpelé. On retrouve vraiment les codes de ce monde, notamment lors de la réunion de crise où certaines punchlines sont particulièrement percutantes.

En bref, un film assez décevant mais toujours à l’image du Beigbeder que l’on connaît (qui ne manque pas de faire sa petite apparition dans le film).

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