Résumé : En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde aux vahinés impudiques, paradis perdu où le péché n’existe pas encore, enchante Diderot. Le mythe du bon sauvage est devenu réalité. Comme Rousseau, il croit à l’innocence première de l’être humain et rêve d’une société idéale. Le récit du navigateur lui inspire le dialogue philosophique le plus savoureux, le plus réfléchi et le plus audacieux, peut-être, de toute son œuvre. « Enfants de la grande famille humaine, aidons-nous les uns les autres. Mettons notre bonheur à faire le bonheur de tous. » Au sujet de la nature, de la propriété, de la sexualité, jamais on n’aura parlé avec plus de sagesse, de liberté et d’humour.

Citation : « Ils mangent pour vivre et pour croître : ils croissent pour se multiplier, et ils n’y trouvent ni vice, ni honte. »

Les + :
– classique
– la structure conversationnelle
– la beauté de l’écriture

Les – :
– ennuyeux
– redondant

Mon avis : 11/20
De temps en temps il est important de lire quelques classiques. Pour le Bac de français (c’est dire si ça remonte), j’avais un commentaire de texte sur cette oeuvre. Je ne m’y intéressais pas le moins du monde et c’est bien dommage alors je rattrape mon retard aujourd’hui. Ceci dit, ce n’est pas le conte philosophique que j’ai préféré lire…
Diderot, dans son Supplément au Voyage de Bougainville, nous parle de la découverte de Tahiti et de sa culture. Ce qui est très intéressant dans cette oeuvre c’est le fait que Diderot ne nous raconte pas une histoire, mais crée une conversation entre A et B. A et B vont ainsi dialoguer durant tout le livre sur leur point de vue face à la civilisation Tahitienne.
Ce qui est fascinant c’est le choc des cultures. Le français allant à la rencontre des tahitiens. Les modes de vie sont tellement différents.
Ici, tout est dans l’art de l’argumentation. Chacun essayant de faire passer ces idées. La structure sous forme de conversation est très agréable à lire. D’autant plus que la plume de Diderot nous emporte vers cette île lointaine et c’est tellement bien écrit que l’on s’y croirait presque.
En revanche, même s’il s’agit d’un livre court, je me suis ennuyée à plusieurs reprises, le texte étant très redondant. A et B ont leur point de vue à défendre mais reviennent souvent sur les mêmes choses.
Je ne peux pas dire que j’ai réellement aimé ce dialogue philosopique de Diderot, mais je suis contente de l’avoir enfin lu.

En bref, un texte très intéressant pour son argumentation et sa forme spéciale avec ses personnages A et B, mais pas un véritable plaisir de lecture.

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