Résumé : On les a élues « Boudins de l’année » sur Facebook. Mais Mireille Laplanche et ses « boudinettes » Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… … pour s’incruster à l’Elysée ! Place aux Petites Reines !!!

Citation : « On n’aime pas voir les gens beaux aller mal. Les moches, eux, évidemment qu’ils vont mal, ils sont moches. »

Les + :
– HUMOUR
– articles de journaux, hashtags

Les – :
– success story peu crédible
– l’attirance de Mireille pour Kader
– trop jeunesse

Mon avis : 12/20

Au mois de mars avec les filles du YA Book Circle, nous avons choisi de lire Les Petites Reines de Clémentine Beauvais. J’avoue que je ne m’étais pas beaucoup renseignée sur le sujet mais j’étais contente de recevoir ce joli livre à la couverture rose et argentée. Je savais juste qu’il avait remporté le Prix de la Littérature Jeunesse l’année dernière. Même si j’avoue avoir aimé l’humour de ce livre, j’ai été franchement déçue. Je décrypte.
Comme je l’ai dit, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un livre aussi jeunesse. Aussi, j’ai été déçue de ma lecture, car je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus fini, beaucoup plus abouti et surtout beaucoup moins cucul.
C’est dommage car le livre a beaucoup d’aspects positifs. Il est tout d’abord TRES DRÔLE. Vraiment j’ai apprécié l’humour de Clémentine de Beauvais et notamment le cynisme de Mireille. J’ai également aimé que le livre soit rythmé par des articles de journaux, des tweets avec le hashtags #3BOUDINS, ça le rend vivant, ça crée une communauté de laquelle on ferait presque partie. D’autre part, les noms des personnages sont également drôles, j’ai aimé les références « Barack Obamette » et autres.
En revanche, même si le personnage de Mireille a pu me faire rire, je ne me suis malheureusement attachée à aucun personnage. Non pas parce qu’ils sont laids (quoique déjà ça n’aide pas trop), mais parce qu’ils manquent tous d’un trait de personnalité qui les ferait les aimer. Mireille est tellement rude et cynique que même ses amies ont peur d’elles, et les deux autres héroïnes sont presque inexistantes par rapport à elle. C’est franchement dommage.
Pour en venir à l’histoire en elle-même, j’ai été déçue de ne pas pouvoir croire en leur épopée. A quinze, quatorze et douze ans, trois filles obèses parcourent la France en vélo en cinq jours. Très peu probable. L’engouement des média était également peu crédible.
Par contre la morale de ce livre m’a plu. Et j’ai particulièrement aimé un moment du roman. Mireille et ses amies se préparent pour une soirée : elles se maquillent, se coiffent, mettent de belles robes. Mireille commence un discours où elle nous raconte comment ces trois boudins sont devenues de merveilleuses fleurs qui ne demandaient qu’à éclore, juste avant de préciser que non : elles sont toujours d’affreux boudins dans des robes en tulle. Et j’ai aimé cela. J’ai aimé qu’on ne change pas ce qu’elles étaient jusqu’à la fin du livre. L’inverse m’aurait dérangée.

En bref, un livre très jeunesse, qui je pense plaira beaucoup aux ado voire pré-ado car c’est un livre vraiment drôle.

Publicités