Résumé : Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Citation : « Vous seriez surpris de voir ce dont un homme est capable. »

Les + :
– bande son de malade
– le huis-clos
– les retours en arrière
– les chapitres

Les – :
– nope…
– (âmes sensibles s’abstenir)

Mon avis : 18/20
J’ai vu les huit films de Quentin Tarantino. A part Pulp Fiction (ne me jetez pas la pierre), je suis une grande fan de ses oeuvres. Et je trouve que plus il fait de films, plus il s’améliore. Il y a de plus en plus d’intrigue, la musique devient un point principal dans le film, ces films sont plus intéressants, plus complexes.
Enfin bref, quelque soit l’histoire j’aurais couru voir le dernier Tarantino. Ce que j’ai fait. Et je ne regrette pas du tout. Ce film était EPIQUE. J’avais déjà trouvé Django Unchained fantastique et là Les Huit Salopards reste dans cette lignée.
Ce que j’aime chez Tarantino c’est sa façon de découper ses films. Ici le film est découpé en quatre ou cinq chapitres (je ne sais plus). Chacun a un nom attractif mais mon préféré reste « Le Secret de Daisy Domergue ».
J’ai tout aimé dans le film, de la première scène à la dernière, la première partie dans la voiture dans la neige et la deuxième partie en huis-clos avec les fameux huit salopards qui se retrouvent piéger dans l’auberge de Minnie. On sait que ça va péter dans tous les sens mais on ne sait pas qui est avec qui et qui survivra ou pas à cette nuit chez Minnie.
La musique du film est exceptionnelle. Le film a d’ailleurs gagné le Golden Globe de la meilleure bande son. Pas de suspense, la musique nous plonge dans l’univers et ne fait que décupler nos émotions.
On le sait, pour ceux qui ont vu quelques films de Quentin Tarantino, ce dernier aime le sang. Pas le sang qui dégouline, non, le sang qui gicle dans tous les sens. Moi qui suis une âme un peu sensible, devant l’un de ces films je ne suis pas dérangée par la violence car elle est exagérée au plus haut point.
Ce qui m’a vraiment bluffée dans ce huitième opus ce sont les retours en arrière. Il y en a deux. Le premier qui pour moi fait toute la différence dans le film, et le fait passer d’un film à un chef d’oeuvre. On n’est pris par l’histoire que raconte le chasseur de prime lorsque l’on revient seulement quinze minutes auparavant et que l’on remarque que quelqu’un a profité de l’attention que l’on avait sur son histoire pour empoisonner le café. Ce qui fait totalement basculer l’histoire. Le deuxième retour en arrière se fait dans la dernière partie, lorsque l’on revient sur la matinée qui s’est déroulée à l’auberge de Minnie. C’est magistral.
Ca ne m’étonne pas que Tarantino souhaite en faire une pièce de théâtre. Sur scène ça doit être fabuleux. L’humour du film est juste explosif, tous les acteurs sont géniaux. Je ne sais pas quoi dire davantage pour vous convaincre de foncer voir ce film.

En bref, le huitième opus de Tarantino est un chef d’oeuvre.

Publicités