Résumé : La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait bien être son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révélera son contenu et ses secrets…
Ce livre va vous donner envie de chanter, d’écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d’écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de repeindre votre terrasse.
Ce livre va vous donner envie d’aimer. Et de danser, aussi !

Citation : « Je vous ai sans doute en effet décortiquée et manipulée comme un personnage, mais savez-vous que je m’inflige à moi-même sans cesse le même traitement ? Et c’est sans doute ce qui m’a permis de traverser la vie sans trop de dommages. En même temps que je vis mes plus grandes peines, mes plus grands malheurs, il y a en moi cette consolation ultime : je pourrai les écrire. Je pourrai les transfigurer et en faire la matière de mon art. Et trouver une jouissance en le faisant bien. Ma première raison de vivre est dans l’écriture, Adeline. Dois-je en demander pardon ? »

Les + :
– roman épistolaire
– lecture rapide, pas prise de tête
– les personnages secondaires

Les – :
– quelques poussins sont laissés en route…

Mon avis : 16/20
Le roman étant écrit de mails en mails, voici celui que j’enverrais à Jean-Claude Mourlevat pour ma critique de son livre :

« Cher Jean-Claude,
Je peux vous appeler Jean-Claude ? Je viens de finir votre livre co-écrit avec Anne-Laure Bondoux et je dois dire que j’ai passé un agréable moment. Avant de commencer à me pencher sur le livre, je voulais vous dire que vous avez bercé mon enfance avec La Rivière à l’envers, La Balafre, L’Enfant Océan et quelques autres de vos romans. (Vous avez vu, je n’ai pas utilisé les points de suspension bien qu’ils s’y prêtaient). J’étais donc heureuse après une dizaine d’années sans vous lire, de renouveler cette expérience.
Je dois vous avouer que le roman épistolaire est mon style favori. Rien que pour cela vous avez déjà la moyenne ! Ensuite la lecture se fait rapidement grâce aux courriers plus ou moins longs qui donnent envie de continuer de dévorer le livre.
Ensuite j’ai trouvé tous les personnages réussis. Certes les personnages principaux sont l’essence du roman, mais j’ai particulièrement apprécié les personnages secondaires (comme Max) qui relèvent l’histoire.
Venons-en, à l’histoire. Elle m’a enchantée. Oui enchantée, car le suspens est bien maintenu et chaque indice vient à point, au bon moment. Mais qu’y avait-il dans cette fichue enveloppe ? La lectrice que je suis a été tenue en haleine jusqu’à la fin.
Cependant, quelques « poussins », comme vous aimez les appeler dans votre livre, restent en suspend. Même s’ils ne jouent pas forcément un grand rôle dans l’histoire, j’aurais aimé avoir une réponse à toutes les questions.
Voilà Jean-Claude, j’ai aimé votre livre. Il m’a donné envie de profiter de la vie, des grands moments comme des petits bonheurs simples. D’être heureuse et… de danser ! (J’avais le droit là aux points de suspension !)
Bien à vous,
Eugénie, lectrice assidue. »

En bref, un super livre à bouquiner au bord de la mer, qui donnera envie d’envoyer des cartes postales à ses amis, de partager les grandes choses comme les petits rien.

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