Résumé : On siffle sa première pièce ? Musset s’en moque, il publiera les autres pour son seul plaisir, selon ses caprices et sa fantaisie. Ce sera son « spectacle dans un fauteuil ». C’est pourquoi on ne cessera jamais de jouer ses comédies.
Le jeune seigneur Perdican devrait épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d’aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l’amour, connaît le dépit, la jalousie, l’égoïsme de la passion.
Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s’ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu’à en mourir. Comme dans la vie.

Citation : « Tous les hommes sont inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; … ; mais il y au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. » Perdican à Camille.

Les + :
– pièce rapide à lire
– Camille/Perdican

Les – :
– une fin abrupte

Mon avis : 16/20
J’ai vraiment beaucoup aimé cette pièce. Ces deux personnages égoïstes qui cherchent à se faire du mal pour se prouver qu’ils ne représentent rien l’un pour l’autre alors que c’est faux ; et qui finissent par se retrouver face à leur drame.
Ils m’ont un peu rappelé la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont qui jouent avec Madame de Tourvelle (Les Liaisons Dangereuses).
Du drame, de la séduction, de la perfidie et de la haine, les mènent à leur perte. La citation que j’ai mise là est pour moi la plus belle et la plus forte de la pièce. C’est lorsque Perdican est jeté par Camille qui souhaite retourner au couvent. Cette petite tirade m’a hérissé les poils !
J’avais déjà lu Lorenzaccio de Musset mais là j’ai vraiment adoré On ne badine pas avec l’amour.
En revanche, j’ai trouvé la fin un peu abrupte, on se la prend de plein fouet et on reste bouche bée, le point final étant posé.

En bref, un classique à lire et partager, que l’on dévore en une heure tout au plus.

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