Résumé : A quarante ans, Molière commet la plus grande folie de sa vie, dont naîtra l’une de ses plus belles pièces. Il épouse Armande Béjart, une gamine qui va le tromper et l’outrager publiquement, comme Agnès va anéantir l’homme qui voulait faire d’elle sa prisonnière, lui interdire le monde, les pensées, les sentiments. Cet Arnolphe bouffon et pitoyable, aveugle et fou, c’est Molière, et c’est l’amoureux de tous les temps ensorcelé par une femme-enfant, insensible et féroce.
« Chose étrange d’aimer, et que pour ces traîtresses, les hommes soient sujets à de telles faiblesses… » Les posséder ? C’est impossible. Les laisser vivre ? Insupportable. L’Ecole des Femmes est une farce et une tragédie. Un conte éternel. Arnolphe, bourreau de lui-même, et Agnès, l’innocente perverse sont des énigmes, de celles que nous ne résoudrons jamais.

Citation : « Héroïnes du temps, Mesdames les savantes,
Pousseuses de tendresse et de beaux sentiments,
Je défie à la fois tous vos vers, vos romans,
Vos lettres, billets doux, toute votre science,
De valoir cette honnête et pudique ignorance. »

Les + :
– les vers
– le paradoxe bêtise/ingénue

Les – :
– l’humour
– le personnage d’Horace

Mon avis : 13/20
Premièrement ce que j’aime avec les pièces de théâtre de Molière, c’est qu’elles se lisent très rapidement. Et deuxièmement, c’est tellement agréable de lire du beau français, qui rime, en alexandrins… Aujourd’hui on ne fait plus de tels écrits. Aussi beaux dans la forme que dans le fond. J’adore la poésie et pour moi une pièce comme celle-ci, est un long poème à lire.
Assez pour la forme, et parlons un peu du fond. Comme je l’ai déjà dit, au collège/lycée je n’ai pas lu tous les classiques que j’aurais dû et donc j’essaye de rattraper un certain manque de culture en lisant des Classiques de temps en temps. Notamment, j’aimerais lire toutes les pièces de Molière, et il m’en reste quelques unes encore sur ma liste.
Cette pièce m’a dans l’ensemble assez plu. Déjà pour l’histoire d’amour entre Horace et Agnès et comment ils essayent de se jouer d’Arnolphe qui au final n’est autre que le confident d’Horace. Ironie quand tu nous tiens. Cet aspect là de la pièce m’a beaucoup plu.
D’autre part, finalement la personne qui se veut la plus intelligente, Arnolphe, est celui qui perd tout à cause de ces plans mal élaborés et j’ai trouvé cela de très bon goût.
En revanche, j’ai trouvé la fin trop rapide et le happy end trop prévisible. Il est également dommage que le personnage d’Horace ne m’ai pas inspiré plus de sympathie et de courage.

En bref, un des classiques de Molière qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie.

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