Résumé : À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego… S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Citation : « – Et tu as eu ce que tu voulais dans la vie ?
– Oui.
– Et que voulais-tu ?
– Être aimé, me sentir aimé par tout le monde ».

Les + :
– le tambour
– le duo Riggan/Birdman
– Emma Stone

Les – :
– à chacun d’interpréter sa fin

Mon avis : 20/20
Waw. C’est le genre de film où l’on ressort sans savoir trop quoi dire ou penser. Et surtout avec un millier de questions.
Je suis allée voir Birdman parce que j’avais envie d’aller au cinéma, que je savais qu’il avait gagné de multiples prix (Golden Globes et Oscars) et parce que la bande annonce m’avait parue folle mais m’avait intriguée.
J’ai tout aimé dans ce film même si j’avoue que la frontière entre réel et surnaturel est parfois si fine que je m’y suis perdue. Mais justement c’est cette frontière qui est intéressante. Riggan avec son alter ego Birdman. Au début du film on se demande réellement si Riggan peut avoir des pouvoirs, la première image du film étant un plan sur lui de dos en train de léviter. Puis plusieurs indices s’offrent à nous pour faire la différence entre ce qu’il se passe dans la tête de Riggan et la réalité. Puis la fin nous remet le doute. Ou pas. Je ne sais pas trop sur quelle théorie m’appuyer.
Riggan ne peut vivre sans son alter ego, c’est sa gloire passée, il ne peut s’en débarrasser puisqu’il est toujours à la recherche de célébrité et de réussite. C’est ce qui le retiendra au début mais qui lui fera prendre conscience d’un bon nombre de choses dès la seconde moitié du film. Moins un handicap et plus un Jiminy Cricket.
Ensuite j’ai envie de vous parler de la musique. Le film a toujours la même ligne de fond : des tambours. Des tambours qui montent en intensité petit à petit puis s’arrêtent d’un coup net. Et ces tambours font toutes les émotions du film. Ils peuvent parfois faire peur, faire monter l’excitation ou l’angoisse. Et ils restent nous hanter même encore après le film.
Sans parler du jeu d’acteur magnifique de Michael Keaton, c’est Emma Stone qui m’a bluffée. J’ai vu tous les films de cette actrice et je la trouve à chaque fois exceptionnelle. Et dans ce personnage d’ancienne droguée, se cherchant, cherchant l’amour de son père, elle était extra !
La réalisation du film est parfaite, toutes les scènes sont prenantes, je ne me suis pas ennuyée une seule fois, j’ai ri à plusieurs reprises, une vraie réussite. Pas la peine de se demander pourquoi toutes ces récompenses.

En bref, un film que tout le monde devrait aller voir pour se sortir de sa zone de confort.

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