Résumé : Etranger dans un monde qui le refuse, maudit et damné, Baudelaire n’a pas d’autre choix que d’explorer l’enfer et le mal. Puisque la vie n’est qu’extase et horreur, partage inégal entre Dieu et Satan, le poète la transfigure dans une contrée imaginaire où le désespoir et la beauté se confondent. Il s’évade dans les paradis artificiels du haschisch, de l’opium et du vin, ceux de la luxure et de la vie. L’ennui, la mort et la pourriture, le hantent, jusqu’à la folie. Les Fleurs du Mal sont le journal intime, le cri de terreur et de jouissance du poète.

Citations : L’Ennemi, X

« Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

– Ô douleur ! Ô douleur ! Le Temps mange la vie.
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie ! »

Les + :
– la mélodie
– le spleen

Les – :
– la folie de l’auteur

Mon avis : 13/20
J’aime la poésie. J’aime lire des poèmes, c’est comme écouter une chanson. Une mélodie douce qui coule à l’oreille et qui nous porte les mots jusqu’au cerveau. J’aime la musique de l’auteur et son aspect très carré avec des sonnets la plupart du temps. J’aime la notion des sens abordée chaque fois, le mal-être de l’auteur très bien traduit dans ses poèmes.
Ce qui m’a plus dérangé, c’est justement sa folie. Le spleen, oui. La mort, non. Baudelaire était un homme très perturbé, un drogué, un alcoolique et parfois ses poèmes vont beaucoup trop loin. Lorsqu’il touche à la mort, au vin, ces choses qui ne correspondent pas à mon univers.
Ce qui m’a aussi ennuyée, c’est la répétition. Toujours les mêmes parallèles entre la femme et le chat, la femme et le voyage… Ce n’est même plus subtil tellement il y en a.
En revanche, ces auteurs du 19ème siècle sont encore ceux chez qui l’on peut trouver des milliers de références : mythologiques, culturelles… Ce qui est un vrai bonheur comparé à certains auteurs d’aujourd’hui qui sont si creux…

En bref, un recueil de poèmes à lire absolument, au moins pour la culture car c’est un classique. Je ne sais pas s’il vaut mieux être dans un bon état d’esprit pour le lire et dans ce cas là prendre de la distance par rapport aux écrits de l’auteur ou justement être dans cet état de spleen et se retrouver dans tous les poèmes. Au choix.

Publicités