Résumé : A ving-cinq ans, devenue écrivain, Camille décide de retrouver son premier amour, dont elle a fait l’un des personnages de ses romans. D’abord méfiant, celui qui est désormais le plus jeune manager de la cinquième banque de Wall Street finit par succomber. Amoureux fous, Camille et Stanislas s’installent à Londres, au coeur de la City, fréquentent les endroits branchés, dépensent sans compter… puis s’ennuient. Comme un dernier sursaut, ils entreprennent une traversée des Etats-Unis. Six mille kilomètres de culpabilité, de mensonges, d’alcool et de vanités. Chaque étape du voyage les éloigne davantage ; plus ils approchent du but, plus ils se perdent. Et pourtant, ils se sont tant aimés.

Citation : « La rupture est un acte chirurgical. Il faut d’abord anesthésier, se mettre au calme. Puis on taille ses phrases au scalpel et on n’hésite pas à opérer des coupes franches. On nettoie bien, on ne laisse rien de doute ou de tendresse qui pourrait s’infecter par la suite. Et on abandonne à une infirmière le soin de recoudre pour nous qui avons déjà quitté la salle, pour nous qui nous en lavons les mains. »

Les + :
– le thème, le drame
– l’auteur et son autofiction

Les – :
– la longueur, la mollesse

Mon avis : 14/20
J’ai découvert Camille de Peretti il y a quatre ans, par hasard. A la recherche de nouveaux romans, je faisais le tour des livres de poche et je suis tombée sur Nous Sommes Cruels. Le titre m’a interpellé, je l’ai saisi et sur la quatrième de couverture j’ai appris qu’il s’agissait d’une adaptation des Liaisons Dangereuses à notre époque : l’un de mes livres favoris (et un roman épistolaire en plus, un exercice de style dont je raffole) ! J’ai dévoré ce livre, je l’ai adoré. J’en ai même relu quelques passages, chose que je fais rarement (soit dit en passant, je mets un 18/20 à ce livre et le recommande fortement). Devant tant d’engouement j’ai donc acheté tous les livres de Camille de Peretti : Thornitorynx, Nous Vieillirons Ensemble et La Casati. C’est donc tout naturellement que lorsque j’ai su qu’un petit nouveau arrivait, je l’ai commandé et lu en une journée.
Ce roman est une autofiction. Un genre que Camille de Peretti affectionne tout particulièrement, elle est le personnage principal de tous ces romans. J’aime cette idée de s’inspirer de sa vie mais de l’enjoliver, en créant des histoires qui nous correspondent.
Tout d’abord, je me retrouve dans le style de l’auteur mais bien au delà de cela, j’aime l’ambiance qui réside dans ses livres. A la frontière entre Hell de Lolita Pille (ai-je besoin de préciser qu’il s’agit également de l’un de mes livres préférés ?) et des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos, Camille nous plonge dans sa vie de débauche, son quotidien qui ne lui convient plus. Et nous voilà partis dans son aventure avec Stanislas.
Ce roman aurait pu être fantastique mais je l’ai trouvé bâclé : une histoire bien moins passionante, redondante et avec si peu d’action. Un perpétuel descriptif de l’état de Camille, pleine de culpabilité et de remords, entourée d’un Stanislas bien mou. J’aurais peut être aimé des scènes de disputes fulgurantes ou une utilisation renforcée de l’adultère.

En bref, un roman sombre (mais qui aurait gagné à l’être davantage) que je recommande aux aficionados de Camille de Peretti.

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